MÉDIA BASKET 40

La haute Lande se rebiffe

Crédit Photo - Facebook US Roquefort

La CTC Landes Basket Armagnac Roquefort est invaincue dans son championnat de Pré-Région féminin et qualifiée pour les 1/8 de finales de Coupe des Landes, ainsi qu’en Coupe Lasaosa.
Média Basket se devait de faire un focus sur ce « coin des Landes » qui tente de se faire une place dans le paysage du basket Landais.
Fabien Fontana, le coach de ces demoiselles, a répondu à nos questions.

 

Bonjour Fabien, ton équipe caracole en tête du classement de Pré-Région. Cela doit être une belle satisfaction?
Évidemment, c’est une belle satisfaction pour tout le groupe (les 12 filles, Steph (assistant) et moi).
Il est plaisant de voir que le travail effectué à la salle tous les mercredi et vendredi paie et que les résultats sont là.
Nous arrivons petit à petit à créer une vrai identité de jeu avec cette équipe et les filles commencent à avoir des certitudes sur leurs capacités basket.
Au delà des résultats purs, la satisfaction reste bel et bien de voir ce groupe progresser chaque semaine et très bien vivre, sur et en dehors du terrain.
Cela me paraît essentiel pour que chaque acteurs de cette saison prennent du plaisir.

L’arrivée d’Anaïs Le Gluher-Cano (ex-capitaine de Basket Landes, précision pour ceux qui arriveraient d’une autre planète) est une énorme plus-value. Mais faut-il réduire ces résultats à sa seule venue?
L’arrivée d’Anaïs est une chance et un énorme coup de boost pour nos clubs (CTC Landes Basket Armagnac regroupe USR basket et CBPL).
Il a fallu un peu de temps pour que nous arrivions à nous persuader que cela allait se faire. Son intégration et adaptation à vitesse grand V, a été facilité par son attitude humble et sa gentillesse (comme elle l’est dans la vie).
Elle s’est de suite fondue dans le collectif et nous avons défini ensemble les objectifs afin de faire progresser un groupe jeune et travailleur.
Elle a bien évidemment une part essentielle dans nos résultats et elle permet au reste du groupe de progresser à son contact.
Toutefois, les résultats ne peuvent se résumer uniquement à sa venue et nos adversaires peuvent en témoigner.
Nous avons un groupe homogène, avec des profils différents qui peuvent émerger chaque we selon l’état de forme ou le profil des adversaires.
Toutes les filles peuvent défendre fort et marquer des points, ce qui permet de toujours trouver des solutions collectives.
Le capitanat confié à Momothe (Julie LAMOTHE notre meneuse et éducatrice au sein du club) (NDLR: partie peaufiner sa prépa physique hivernale en Asie, me souffle-t-on dans l’oreillette 😉 …) et l’arrivée de Zoé ESPAGNET sont également des facteurs qui ont permis à notre équipe de franchir un palier.

Quels sont vos objectifs à court et moyen termes?
Nous avançons humblement en sachant toujours que la bonne dynamique peut vite s’inverser dans le cadre de blessures ou d’absences.
Nous avons encore beaucoup à faire pour progresser notamment sur le plan de la technique individuelle et sur le QI Basket.
Les objectifs ont un peu évolués au vu de notre première partie de saison : gagner le plus de match possible en championnat pour conserver notre première place (nous serons forcément attendues partout).
Malgré la réforme qui tombe, nous allons aussi essayer de gagner les barrages pour faire le grand saut en R2.
Nous voulons également aller le plus loin possible en Coupe Lasaosa et permettre au club de faire une grande fête en Coupe des Landes, avec pourquoi pas, un exploit à la clé. (L’écart entre chaque niveau en fille est tel que les exploits sont plus rares).
A moyen terme, nous souhaiterions surtout conserver ce groupe, tout en intégrant éventuellement quelques éléments répondant à nos critères pour l’étoffer.
Cela nous permettrait de pérenniser les résultats de l’équipe afin d’accéder au championnat régional (marche loupée en barrage il y a 2 ans) et ainsi offrir la possibilité à nos jeunes d’intégrer petit à petit le groupe comme Léa et Sarah cette année.

La haute-Landes n’est pas le secteur du département où le basket est le plus implanté. Comment arrivez-vous à développer le club?
Nous sommes en effet sur un territoire où il y a plus de pins que de salles de basket, et où les distances à parcourir d’une salle à l’autre (15/20 min entre Roquefort et Losse) peuvent être rédhibitoires par moment.
Le développement passe par un travail sans relâche des dirigeants et des bénévoles formateurs pour arriver à intéresser les jeunes et les retenir.
Le développement de nos clubs respectifs a nécessité une mise en commun de nos effectifs dans le cadre d’une CTC, et ainsi mettre en place des actions de manière à avoir une identité commune (Regroupement de matchs SF/SG, soirées et sorties, stages pendant les vacances…).
Nous avons également un éducateur sur chaque structure en charge de l’aspect sportif et communication, ce qui permet aux bénévoles et dirigeants d’œuvrer à d’autres tâches (partenariat, boutique…).
Le but étant, via des résumés de matchs et une présence active sur les réseaux sociaux, de valoriser le travail de tous et essayer de se faire connaître pour attirer le regard et ainsi fidéliser nos licenciés et en attirer de nouveaux.
Le basket est peu implanté chez nous, mais grâce à quelques passionnés, et malgré des hauts et des bas, il vit bien.
En témoigne la qualité de notre école de basket qui a des résultats très satisfaisants et rivalise sur certaines générations avec les très grosses institutions de notre département.

 

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