MÉDIA BASKET 40

Incompréhension…

 

Absent depuis quelques temps de la toile, je reprends ma plume pour parler d’une chose qui m’a agacé.
Je ne me ferais certainement pas que des amis en traitant ce sujet là, mais qu’importe. Le politiquement correct, trop utilisé, a besoin de temps en temps, d’être mis de côté.
Et si je suis un farouche défenseur du basket Landais, cela ne peut m’empêcher d’être critique quand celui-ci me donne l’impression de marcher sur la tête.

Il y a de cela quelques temps, le comité avait ouvert à candidature un poste de Conseiller Technique Fédéral chargé du développement.
De nombreux entraineurs landais, qualifiés, ont répondu à cette offre d’emploi.
Bien qu’il n’ait pas encore communiqué la dessus, le Comité a tranché… Et à mon grand étonnement, ce n’est pas un jeune landais qui a eu le poste.
Je ne me permettrais pas de juger les compétences de la personne recrutée, elle doit certainement les avoir toutes.
Mais quand je relis la fiche de profil, les compétences exigées, le « savoir être » demandé, ainsi que les conditions d’accès et d’exercice du poste, bon nombre à mon sens, avaient tout cela en magasin.

Pour avoir eu la chance en tant que joueur (et l’avoir encore en tant qu’entraineur) de voyager loin de notre département, l’identité basket-ballistique landaise n’est pas un vain mot.
Et qui de mieux placé pour développer ce basket landais, qu’une personne du sérail, qui en connait les avantages et les inconvénients, la marge de progression ainsi que les limites.
Je n’avais pas d’à priori sur les différents candidats ni de préférences particulières, mais je connais pas mal d’entre eux.
La plupart œuvrent même bénévolement depuis plusieurs années au sein du comité pour l’encadrement des sélections jeunes, participent à la formation des cadres, prêtent main forte au Comité quand le besoin s’en fait sentir, et sont grandement impliqués dans le basket landais.

La question que je me pose donc est la suivante, pourquoi aller chercher ailleurs des compétences que l’on a déjà à portée de main?
Certains des postulants ont fait leurs preuves dans les meilleurs clubs Landais, pourquoi ne seraient-ils pas capable d’endosser ce rôle?
Nous qui sommes fiers de notre formation, pourquoi ne pas donner sa chance à un produit de celle-ci?
Je ne sais pas comment a été orienté ce choix, ni si le bureau directeur du comité, composé d’élus provenant des clubs du territoire, l’a validé, mais le message envoyé aux différents acteurs du basket landais, me parait éloigné des valeurs de proximité qui font la force de notre département.

Alors oui, le CV de la personne recrutée est le plus épais, avec la plus grosse expérience du haut-niveau, elle est bardée de titres, et donc peut-être la plus « qualifié » (bien que n’ayant pas accès à la fiche de poste exacte, je ne peux l’affirmer)…
Mais était-il le choix le plus logique?
Je reste persuadé que bon nombre des recalés auraient très bien fait le job.

Vous me direz certainement que je ne suis pas le recruteur, et donc que mon avis importe peu… Et vous aurez raison.
Ou bien vous me rétorquerez que ma vision n’est pas la bonne, que je n’ai pas tous les tenants et les aboutissants, que je ne suis pas compétent sur le sujet, etc… Et là aussi, je n’essaierai pas de vous donner tort.
Mais comme tout un chacun, je pense avoir le droit à un avis personnel.
Beaucoup d’entre-vous trouvent cet avis plus ou moins pertinent depuis plusieurs mois, ce sera certainement encore le cas sur ce sujet, mais je l’assume.

Ceux qui me connaissent savent que ce qui m’anime en tant qu’entraineur, c’est de redonner les clés du camion des équipes Landaises aux landais. Donner du crédit aux joueurs locaux autant que faire se peut, et de ne chercher les compétences extérieures que quand elles ne sont pas disponibles chez nous.
Je pense la même chose pour l’encadrement.
Ce n’est en aucun cas de l’ostracisme ou du protectionnisme, mais une manière de voir les choses en adéquation avec notre temps.
On se rend compte à présent dans la vie de tous les jours, qu’il est important de favoriser les petits producteurs locaux, de faire travailler les artisans du coin, de mettre le pied à l’étrier de la PME d’à côté.
Pourquoi donc ne pas avoir choisi un « petit » entraineur local, artisan depuis des années de la bonne forme du basket landais, et ne pas lui mettre le pied à l’étrier?

Qui aurait imaginé il y a une vingtaine d’années, Olivier Lafargue, devenir l’entraineur de Bourges et assistant en EDF, alors que celui-ci était salarié du stade montois et s’occupait de la formation Montoise.
Il aura fallu que les dirigeants de l’EFCBL (Basket Landes) lui donnent sa chance pour qu’il la saisisse, et qu’il devienne à force de travail l’un des meilleurs entraineurs français.
Si ces dirigeants s’étaient tourné à l’époque vers un « gros » CV venant de l’extérieur, Olivier aurait-il quand même eu ce parcours? Peut-être…
Mais peut-être pas…

Attention, je ne dis pas que si un jeune Landais avait été choisi, je lui aurais prédit un destin de futur grand cadre de la Fédé, potentiel grand manitou du développement du Basket Français… Mais qui sait… Il n’est pas interdit de rêver… 🙂

C’est un petit coup de gueule certainement inutile, qui n’aura aucune incidence, mais ayant la chance de pouvoir m’exprimer au travers d’un média que vous êtes nombreux à suivre, je profite de l’occasion.

Suerte

 

PS:
Vous avez certainement dû vous en apercevoir, le site Mediabasket40 est depuis quelques temps, moins bien achalandé en articles.

La faute à un emploi du temps professionnel bien chargé, conjugué à mes obligations au sein de mon club, et bien évidemment une vie de famille qui reste ma priorité.
J’ai bien essayé de « recruter » du monde pour m’aider dans la gestion du site, mais c’est compliqué de trouver des âmes charitables.
Et cela se comprend, dans le monde d’aujourd’hui, qui n’est que courses permanentes, les bénévoles ont déjà de nombreuses sollicitations, professionnelles, familiales, associatives et sportives.
Il est donc compréhensible qu’un engagement supplémentaire serait un effort de plus dans le (trop) grand nombre d’efforts déjà demandés.
Je profite d’ailleurs de l’occasion pour lancer un appel en ce sens 😉

Je vais malgré tout essayer de maintenir ce site en vie, jusqu’à quand, je n’en sais rien, mais cela vaut le coup d’être tenté.

5 Comments

  1. Patrick PROUHA

    20 janvier 2019 at 8 h 34 min

    Bonjour.
    il est toutefois utile de rappeler que le CTD qui a permis au comité des landes de basket de connaitre sa période la plu faste en terme d’évolution de licenciés et de résultats était…Bordelais. Et que cet « étranger » estampillé Landais, après son passage dans notre département a également réussi dans les hautes sphères de notre sport favori puisqu’il est encore aujourd’hui général manager de l’équipe de France.

    • admin

      20 janvier 2019 at 11 h 47 min

      Bonjour Patrick,
      Je n’ai jamais dit qu’il ne fera pas bien son boulot, je trouve dommage qu’un landais n’ai pas été choisi car ils avaient pour la plupart toutes les compétences requises.

    • Laurent Beaumes

      23 janvier 2019 at 18 h 48 min

      A la différence qu’il me semble que Patrick était un Conseiller Technique d’Etat (fonctionnaire donc), c’est à dire mis à la disposition d’une Fédé, d’une Ligue, d’un Comité par le Ministère de la Jeunesse et Sports. Ce n’est pas le Comité qui l’a engagé (qui ne le payait pas non plus) mais l’Etat qui l’a affecté à un endroit.
      Pour l’évolution du nombre de licenciés et les résultats, vu que ce poste n’existait pas avant…
      D’ailleurs ce ce n’est pas une mission des CTD à « vocation technique » de bosser sur la recherche de licenciés. D’avoir des résultats non plus (quels résultats en plus?).

  2. Patrick PROUHA

    20 janvier 2019 at 19 h 59 min

    Pour ma part, je fais entièrement confiance aux personnes chargées d’écouter les candidats lors de la journée d’entretien pour avoir retenu le meilleur.

  3. Gilles Gardères

    21 janvier 2019 at 14 h 49 min

    Il a été demandé par l’un des membres du jury lors de ces entretiens de demander l’avis du Conseiller Technique en poste. Cela a-t-il été fait ? L’élu en charge de la Commission Technique était-il également présent lors de ces entretiens ? Si c’était le cas, alors il n’y a effectivement aucun doute sur la qualité du candidat retenu et il n’y a pas besoin d’en faire tout un plat…

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