MÉDIA BASKET 40

Le DGB s’en sort bien

Ce vendredi avait lieu la 2ème confrontation de la saison entre les 2 derniers finalistes des 2 coupes 2018 (Candau et Sud-Ouest).
Et la rencontre promettait d’être équilibrée.
Si l’écart entre les 2 formations était criant la saison dernière, celui-ci s’est bien réduit depuis 6 mois.
Alors certes le DGB version 2019 caracole en tête de cette Poule B de nationale 2, mais l’ESMS monte en régime depuis le mois d’Octobre.
Les verts et blancs, qui pointent à la 5ème place (avec Niort), arrivaient sans complexe en terre Gamardaise, forts de leurs 8 victoires sur les 9 derniers matchs, et une bonne dose de confiance.

N’étant pas emballé par le fait de rester à la maison me faire hypnotiser par Messmer, me voilà donc parti vers Gamarde, bien excité à l’idée de voir la meilleure attaque venir défier la meilleure défense.
Las, mes espoirs furent douchés sitôt mon entrée à la réception des « Super-VIP » organisée par les Rouges et Noirs.
Point de Marko Pavlovic sur le terrain ce soir, celui-ci étant rentré au pays pour voir son père soufrant…
ET bam, je me dis que finalement, poser mon séant sur le canap’, devant la cheminée, à regarder Messmer ridiculiser des pseudos stars de la télé, ça m’aurait évité une boucherie que pouvait être ce derby sans la poutre centrale de l’ESMS.

Finalement, les « canapés » locaux m’auront redonné le sourire, car on peut dire ce qu’on veut, le récipiendaire de l’oscar Sud-Ouest sait recevoir, et même sans Ferrero Rocher, ses réceptions sont dignes de celles de l’ambassadeur.
J’en profitais même pour tenter de soutirer quelques infos à Marie-Laure Lafargue sur le recrutement de Basket Landes pour la saison prochaine.
Cela fera certainement l’objet d’un article dans les jours à venir.
Bref, après ces agapes bien préparées, il était temps de s’installer dans le carré VIP de la salle de Gamarde (quand on connait les bonnes personnes, ça aide).

Je n’étais plus revenu pour un match de championnat depuis mes années Serre-Gastonnaises, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses ont sacrément changées.
Parquet flambant neuf (ou presque), spectacle de danse, speaker de l’Élan Béarnais, pyrotechnie, son et lumière à la sauce NBA…
Jean « Guazzini » Lamaignère (surnom lu sur quelques forums de Basket) fait la aussi les choses en grand… Et ça a de la gueule…

Le match débute alors, et quand sur la première action, Flo Lesca contre Nico Gayon, on se dit que la boucherie annoncée aura bien lieu.
Matthieu Pouxvielh tente une zone sur la première défense, ce qui fait doucement rigoler Ander Garcia qui déclenche à 3pts dans le corner et déflore le score…
Gayon lui répond dans la foulée et Ruop d’un triple met les visiteurs devant, 3-7.
Jofresa rate un lay-up de benjamin et Garcia encore lui, sanctionne derrière l’arc sur la contre-attaque qui suit.
Ce quart-temps sera d’ailleurs rythmé par le duel Gayon-Garcia.
Si le premier nommé se fend de 9pts pour maintenir son équipe en vie, c’est bien l’espagnol qui est le patron sur le terrain.
Ses 17 pts dans ce seul 1/4 temps, conjugué à l’entrée de Mansanné et Lifermann pour booster la défense rouge et noire en fin de quart-temps, leur permettent de faire un éclat à la première bouée, 28-20.
Mais l’embellie défensive locale ne fera pas long feu, et Ruop puis Gauthier ramènent les Souémontains.
Temps-mort de Denis Mettay après une interception du Gersois suivi d’un dunk rageur (30-29), et une secouée du technicien plus tard, voilà le DGB qui repart de plus belle. 49-43 à pause.
Faute d’envie défensive, les Dacquois laissent les visiteurs en vie.
De part et d’autre, les velléités défensives sont restées au vestiaire, et si le spectacle est plaisant, on n’arrive pas a s’emballer.

Changement de physionomie dans le 3ème acte, qui sera d’un tout autre acabit.
On sort la caisse à outils, ça brasse dans tous les sens, et le duo arbitral a du boulot.
Paradoxalement, ce sont les hommes de « Poux » qui s’en sortent le mieux, et remportent ce quart-temps 11 à 15.
Ce qui les ramène à portée de fusil, 60-58.
Le dernier acte, toujours aussi musclé, voit la bande à Gayon prendre 5 pts d’avance.
Medenouvo, puis Jofresa, font des misères à leurs adversaires directs.
Ils profitent des lancers laissés en route par Ramassamy, mais ne saisissent pas l’occasion de breaker.
Le géant Gamardo-Dacquois, d’un contre énorme sur le meneur espagnol sonne la révolte.
A l’usure, le DGB revient à 69 partout. Mais Mansanné puis El Khir ratent 4 lancers consécutifs.
On se dit que le vent peut tourner, mais Garcia, lui, ne tremble pas sur la ligne de réparation.
El Khir se rattrape en sanctionnant d’un triple la défense de zone adverse. Aussitôt imité par Garcia qui déclenche derrière l’arc après avoir gratté un rebond Off.
La messe est dite…
Que nenni, Ruop d’un fade-away, n’abdique pas. Le DGB montre une fébrilité étonnante en perdant 2 ballons coup sur coup sur la « presse » verte et blanche. Medenouvo décroche les ampoules d’un dunk sur-puissant, avant que Gauthier ne sanctionne un oubli défensif.
Les expérimentés Darrigand et Mansanné ne tremblent pas sur la ligne de réparation. 82-79, 9 secondes à jouer.
L’ESMS déroule son système sur touche en zone avant mais le DGB « switche » bien et Gayon se voit contraint par Ramassamy de tenter un « hook » à 3pts que n’aurait pas renier Abdul-Jabbar, dans le match n°6 de la finale NBA 1974.
La réussite en moins…

Le DGB s’en tire bien et continu sa marche en avant, qui pour le coup, a été moins triomphale qu’à l’accoutumée.
L’ESMS ne repart certes pas avec la feuille blanche, mais sans leur pivot Serbe, ils ont emmagasiné de la confiance pour une possible confrontation en coupe.

Les points:

DGB: El Khir 13, Darrigand 11, Ramassamy 12, Lesca 9, Garcia Urbina 29, puis Mansanné 2, Lifermann 2, Mbodj 2, Valayer 4, Lorreyte –

ESMS: Gilbert 5, Ruop 17, Gayon 14, Jofresa 10, Gauthier 13, puis Medenouvo 13, Sebie 3,Darrieutort 4, Sabatou -, Labadie –

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